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Les Carnets du Lépidoptériste Français

Erebidae Erebinae

Catocala nupta L.

La Mariée

Nourriture de la chenille : Saules surtout, Peupliers


Références : Liste Leraut 1997 : n°4328 / Guide Robineau (2007) : n°911

Catocala nupta L. adulte - ©Daniel Morel
Autun (Saône-et-Loire), 12 août 2004. Photo Daniel Morel.
Catocala nupta L. adulte - ©Daniel Morel Catocala nupta L. adulte - ©Philippe Mothiron Catocala nupta L. adulte - ©Philippe Mothiron Catocala nupta L. adulte - ©Philippe Mothiron  Chenille de Catocala nupta L. - ©Serge Wambeke  Chenille de Catocala nupta L. - ©Serge Wambeke  Chenille de Catocala nupta L. - ©Serge Wambeke

Etat carte : à actualiser

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Répartition française : Probablement toute la France.

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Comment la reconnaître ?

Catocala nupta est une grosse Noctuelle ( 78 à 84 mm d'envergure). Parmi les Catocales aux ailes postérieures rouges (10 espèces en France), c'est sans doute l'espèce la plus répandue.

La femelle se distingue du mâle par une taille souvent supérieure, et par la forme de son abdomen, moins élancé.

C'est Catocala elocata l'espèce qui lui ressemble le plus : taille à peu près similaire, dessins très voisins, et de plus répartition assez proche et habitat souvent identique.

mâles Catocala sp.- En haut, C. elocata, Porto-Vecchio (Corse-Sud), 15-VII-2002 ; en bas, C. nupta, Viroflay (Yvelines), 2.VIII.1979.

Catocala nupta se distingue notamment de Catocala elocata par les caractères suivants :
- le coude marqué de la bande noire médiane des ailes postérieures
- aux antérieures, des dessins plus irréguliers, de couleur assez uniforme, sans dominante gris-bleuâtre
- sur les lignes antémédiane et postmédiane, ainsi que sur la tache cellulaire, l'absence systématique d'écailles roussâtres
- l'apex des antérieures plus anguleux
- une éclaircie souvent marquée, du côté basal de la tache cellulaire des ailes antérieures.

Sur photo, on peut également confondre le papillon, ailes fermées, avec la Lichénée bleue (Catocala fraxini). Les deux espèces ont presque les mêmes dessins sur les ailes antérieures. Catocala fraxini est plus grande et présente généralement une tache blanche bien visible et bien délimitée sous la macule cellulaire.

Où, quand, comment la rencontrer ?

La Mariée est une espèce peu exigeante, que l'on peut rencontrer dans toute la France . Elle fréquente surtout les milieux humides, notamment les marais, les bords de ruisseaux . En montagne, elle peut se rencontrer jusqu'à 1500 mètres d'altitude. Dans la moitié nord de la France, elle se trouve fréquemment dans les milieux urbains .

Elle vole en une seule génération continue de fin juin à début novembre .

Les imagos sont occasionnellement attirés par la lumière, mais dans ce cas il rebroussent souvent chemin pour se poser dans un recoin sombre à quelque distance de la lampe. On les rencontre plus fréquemment sur les miellées. De façon générale l'espèce, discrète, peut paraître beaucoup plus rare qu'elle n'est en réalité.

Premiers stades

La chenille est de taille imposante (une dizaine de cm à taille maximale), allongée et un peu aplatie, épousant la forme des rameaux de l'arbre nourricier. Elle est généralement brune, mais il en existe des formes plus ou moins pâles. Sa tête est entourée d'un liseré noir, comme celle de Catocala elocata. Du reste les chenilles des formes claires de ces deux espèces sont souvent quasiment impossibles à distinguer.

La chenille vit sur les Peupliers et les Saules . Elle éclot au printemps après hibernation de l'oeuf.

Est-elle menacée ?

La Mariée est largement répandue et présente peu d'exigences écologiques. Aucune menace ne semble peser sur elle.